Le graphique ci-dessus permet de se faire une idée des réserves fossiles et nucléaires disponibles dans le monde. Elles sont comparées à la consommation mondiale de 25 ans (une génération) stabilisée à son niveau actuel, et à droite, avec celle d'une croissance annuelle de 2 %. On peut constater que des crises d'approvisionnement sont pour bientôt, d'autant qu'elles se produiront bien avant l'épuisement dés gisements. Les États voudront en garder comme réserves stratégiques; 70 % des réserves mondiales de pétrole se trouvent au Moyen-Orient. Quant aux prix, on voit mal comment ils pourraient se maintenir longtemps aussi bas qu'actuellement. Et à quand la prise en compte des coûts externes occasionnés par l'exploitation de ces ressources ?
Les réserves d'uranium (prouvées et probables) représentent 2,5% des réserves fossiles. Les réserves de charbon et de schistes bitumineux restent importantes. Mais y recourir signifie accélérer encore les effets sur le climat dus aux activités humaines. Les investissements énormes nécessaires pour passer au charbon pourraient, oh combien, être mieux placés dans la chasse au gaspillage et dans les énergies renouvelables.